Actualités récentes

« …Seuls les chasseurs s’occupent de la petite faune des plaines »

FAUX:

Beaucoup d’associations de protection de la Nature associées entre-autres à des projets Européens LIFE, entament  énormément d’actions en faveurs de la réhabilitation des habitats de plaines en plantant des haies, revalidant des bocages, créant des mares, plantant des vergers ou encore au travers d’un projet comme « La farine mélodieuse* » qui consacre jusqu’à 10 % de surfaces céréalières laissées sur pied pour nourrir en hiver les oiseaux de nos plaines. Les oiseaux des milieux agricoles se portent mal. Soixante pour cent des espèces des plaines sont en déclin. Sensibilisés et conseillés par nos diverses associations de nombreux agriculteurs réagissent et prennent des mesures pour favoriser le retour de la biodiversité sur leurs terres. Un exemple parmi beaucoup d’autres actions est celui de Natagora qui avec l’Aube des oiseaux 2019, veut encourager les agriculteurs et leur montrer les effets positifs de leur engagement. Plus que jamais, naturalistes et paysans doivent travailler de concert pour préserver et redéployer le patrimoine agro-écologique. Les balades de l’Aube des oiseaux en 2019 partiront donc pour la plupart d’une ferme ou auront lieu sur une exploitation agricole.
Les affirmations péremptoires de trois des intervenants au débat sont donc fausses et insultantes pour les membres tant bénévoles que salariés d’associations environnementales qui s’impliquent depuis des années dans des actions de sauvegarde de la petite faune de plaine.

* Farine mélodieuse :

Biodiversité agricole en chute libre !

Inverser la tendance

Le constat se fait criant : la biodiversité agricole est en chute libre ! Pour inverser cette tendance, Natagora met tout en œuvre. En faveur des oiseaux, elle a lancé le projet “Farine Mélodieuse” !

Offrir le “p’tit déj” aux oiseaux.

En achetant la farine mélodieuse, ou le pain mélodieux réalisé à base de cette farine, vous évitez aux oiseaux des champs une disette hivernale qui peut leur être fatale. Le projet “Farine Mélodieuse” permet de financer des bandes de céréales laissées sur pied tout l’hiver dans les champs. En effet, grâce à ce projet, l’équivalent de 10% du froment moulu en farine est offert aux oiseaux en zone de grande culture. Ces épis sont d’un grand secours à de nombreuses espèces, dont certaines particulièrement menacées en Belgique : bruant proyer, bruant jaune, perdrix grise, alouettes des champs, pinson du nord, moineau friquet, pipit farlouse,… et linottes mélodieuses !

« … la disparition du petit gibier n’est pas due qu’aux problèmes biologiques, elle est aussi due à la surpopulation entre autre des becs droits et crochus et puis à d’autres animaux protégés qui sont des prédateurs des petites espèces … »

Madame Demarcin, représentant Défi  lors du débat du 23 avril à Marche.

FAUX

Bon nombre de personnes émanant des milieux de la chasse ou les ayant fréquentés, semblent totalement ignorer le fonctionnement élémentaire de tout écosystème.

Dans un écosystème « sain », les prédateurs s’auto-régulent naturellement en fonction du nombre de proies potentielles comme çà s’est toujours passé sans intervention humaine depuis trois milliards et demi d’années.

Evidemment quand on relâche du gibier élevé en volières par l’homme, ce gibier qui n’a plus rien de sauvage, semble complètement « égaré » sur les lieux de lâchage. Ces animaux qui n’ont plus aucunes défenses naturelles ni réflexes de sauvegarde sont de suite prédatés comme tout animal « malade », ce qu’ils sont d’ailleurs pour les prédateurs naturels.  La prédation sur ces « futures cibles vivantes » n’est donc que la conséquence de l’inconséquence des chasseurs qui plutôt que de restaurer les « habitats endommagés par l’homme » compensent les pertes en gibiers naturels par des lâchers intempestifs d’animaux au génome complètement dénaturé juste pour les mettre au bout de leurs canons.

Malheureusement, les prédateurs naturels sont eux aussi en très mauvaise posture au même titre que toute la faune de nos plaines. Leurs populations se sont écroulées au même rythme  que l’ensemble de la petite faune et sans doute plus encore à cause d’un braconnage récurrent.

Tout « vrai » repeuplement par des animaux certes élevés, mais  émanant de souches sauvages au génome intact devraient être suivi d’un moratoire sur la chasse d’au minimum deux années, idéalement même trois, mais nous avons entendu que toute idée de moratoire était rejetée avec force par la plupart des participants au débat organisé le 23 avril par le RSHCB sur l’avenir de la chasse.