Dans les champs, des chasseurs continuent à éliminer des rapaces pour protéger leur petit gibier des prédateurs… !

Alors que dans nos campagnes les oiseaux ne cessent de se raréfier et que les associations naturalistes se démènent pour sauver ce qui peut encore l’être, on constate que des chasseurs continuent à n’avoir aucun scrupule pour annihiler les efforts réalisés en faveur de la nature…

Pas plus tard que le 22 janvier 2019, un promeneur a découvert, à Lens Saint-Remy, des rapaces morts, empoisonnés avec de la strychnine, qui avait été placée sur de la viande de poulet. L’unité anti-braconnage de Wallonie a bien identifié ce poison et a mené son enquête. Il est clair que l’objectif de cet empoisonnement est de détruire de potentiels prédateurs de petit gibier (Renards, rapaces, etc…).

La strychnine peut se répandre comme une traînée de poudre car il y a toutes les chances que la dépouille d’un animal empoisonné soit elle-même consommée par une espèce charognarde qui va également succomber. Mais, entre l’ingestion du poison et le décès, un animal peut parcourir quelques centaines de mètres, voire kilomètres… On peut donc retrouver ce poison un peu partout dans les campagnes où il est utilisé. Il convient donc d’être très prudent, notamment avec les chiens, les enfants, … C’est un problème de santé publique.

En Wallonie, les chasseurs sont 14.000, soit 0,3 % de la population mais sont toujours bien représentés et bien défendus. On constate que, malgré l’excellent travail de l’Unité anti-braconnage, les opérations d’empoisonnement et de tirs de rapaces n’engendrent que des peines très peu dissuasives (voire aucune peine).

Sur le terrain les protecteurs de la biodiversité constatent toujours plus de massacres et sont particulièrement dépités.

Quel gâchis !