Le Collectif “Stop aux Dérives de la Chasse” lance une Manifestation Virtuelle

Depuis quelques mois, plus de 32.000 personnes fédérées par 65 associations soucieuses de la biodiversité, du bien-être animal et des usagers de la ruralité, ont indiqué leur volonté de modifier la loi encadrant la chasse et datant dans ses fondements de 1882. Le lâcher d’oiseaux d’élevages, le nourrissage des sangliers, le piégeage de petits prédateurs, … sont autant de dérives qu’il faut éradiquer si l’on veut préserver la nature wallonne. 


Le 21 mars 2020, une manifestation était prévue à Namur devant le cabinet du ministre en charge de la chasse, Willy Borsus. Face à la crise sanitaire (Covid 19), le Collectif Stop Dérives Chasse a annulé cette manifestation. Plusieurs centaines de personnes et des dizaines d’associations étaient attendues sur la Place des Célestines à Namur.

 Depuis, le processus législatif s’est poursuivi et le nouvel Arrêté Chasse quinquennal est en passe d’une seconde lecture au Gouvernement Wallon. Le Collectif est donc dans l’obligation de réagir. En effet, à part quelques modifications minimes, ce nouvel arrêté va faire perdurer une pression inacceptable sur la biodiversité pour assouvir le plaisir de certains de tuer des animaux. 

De ce fait, l’idée d’une manifestation virtuelle a vu le jour. En effet, c’est le moyen idéal pour les signataires de la pétition (www.stopderiveschasse.be) de marquer leur désaccord sans mettre en danger leur santé et celle des autres. 

C’est pourquoi nous proposons aux manifestants, de partager tous les lundis (à partir de ce 20/04/20) une vidéo, des visuels et des photos. Ils pourront aussi arborer un badge Facebook à l’effigie de la campagne Stop Dérives Chasse. Mais surtout, ce sera l’occasion de mettre en avant une dérive qu’ils peuvent constater dans leur région et de s’indigner en se prenant en photo afin d’interpeller le Ministre, Willy Borsus. Toutes les publications seront visibles sous le hashtag #stopderiveschasse.

Au regard de la situation, il est impératif que l’être humain repense son rapport à la nature. Se dissocier d’elle et penser pouvoir la gérer comme on le faisait en 1882 (date de la loi actuelle) n’a plus aucun sens aujourd’hui.


Le collectif “Stop Dérives Chasse”