Pour assurer la quiétude de ce qu’ils appellent “leur gibier”, pour maintenir des populations importantes sur leur territoire de chasse et pour conserver des pratiques de chasse désuètes, les chasseurs s’arrogent  unilatéralement la gestion de la faune sauvage et restreignent l’accès des autres utilisateurs :

  • A l’exception du cerf pour lequel l’administration intervient, les propriétaires, naturalistes, agriculteurs et autres utilisateurs n’ont aucun droit de regard sur la gestion de notre faune sauvage par les chasseurs ;  
  • Les chasses étant plus attractives les WE et jours fériées, celles-ci sont organisées lorsqu‘il y a la plus grande utilisation socio-récréatives des espaces forestiers ;
  • Certains chasseurs restreignent ou dissuadent l’accès aux massifs forestiers toute l’année pour assurer la quiétude de “leur gibier” : refus d’itinéraires balisés, restriction d’accès pour les mouvements de jeunesse, affichage illégal de zones de quiétude ou fermeture de chemins et sentiers ;
  • L’organisation des battues à cor et à cri implique très souvent la fermeture de chemins et sentiers, avec une information très variable des promeneurs ;
  • Les symboles liés à la chasse sont omniprésents et marquent le territoire (postes d’affuts, marquage fluo, …) tandis que les autres utilisateurs respectent la forêt (marquage discret des balisages…)