Un renard pendu

“Renard piégé et honteusement exposé découvert sur l’ancienne butte boisée des carrières de Bierghes il y a quelques années. Des collets y sont toujours posés régulièrement…

On nous a aussi signalé des têtes de renards piquées sur des pieux dans la bois Bara à Ollignies…”


Un renard tué dans une réserve et laissé sur place

“J’ai bien évidemment signé la pétition, car je suis contre les dérives de la chasse… Malheureusement, elles sont toujours de plus en plus nombreuses, voici par exemple un renard tiré DANS une réserve naturelle et qui était au bord du chemin (emprunté par les touristes et des enfants…).

J’en ai parlé aux chasseurs et au garde chasse, qui me disent que les gens sont vite choqués ! Un autre chasseur me dit qu’il a tiré 3 renards et qu’il a été mettre les dépouilles dans les bois, qu’ils seront mangés durant la nuit…

Pourquoi s’en prendre aux renards, ils sont loin d’être nuisibles !?

Je me suis fait agresser verbalement à plusieurs reprises par des traqueurs, car j’ai posté sur Facebook cette photo en expliquant qu’il était stupide et inutile de tuer des renards…”


Un chevreuil pris dans un collet

“Triste découverte. avril 2015”


Moutons attaqués par des chiens de chasse 

“Au printemps 2015, mes moutons ont été attaqués par deux chiens de chasse, échappés de leur enclos. La brebis sur la photo a dû être euthanasiée, une autre était grièvement blessée mais le vétérinaire a su la sauver. Pour être tout à fait honnête: l’assurance du chasseur m’a dédommagée. Mais cela ne change rien à la souffrance des animaux, ni du chagrin de les perdre. Je voudrais aussi attirer votre attention sur la situation déplorable des chiens de chasse, souvent enfermés dans un petit enclos toute l’année et les blessures graves qu’ils encourent souvent lors des chasses.”


“Malgré mon jeune âge, 19 ans, j’ai déjà eu à faire plusieurs fois aux différentes dérives de la chasse. Voilà pourquoi aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de ma toute première expérience avec le milieu de la chasse qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. C’était en 2013, j’avais 12 ans à l’époque. En tant qu’amoureux de la nature, j’avais envie d’observer le brame du cerf. J’avais donc décidé de me mettre à l’affût dans un mirador se trouvant à 3 mètres du chemin public. Après une heure d’attente, un inconnu (enfin à cette époque) arriva dans mon dos. Directement et sans la moindre forme de politesse, il me demanda mon identité. Innocent et naïf comme tout enfant de cet âge là, je m’exécuta et lui donna mon identité. Il me donna l’ordre de rester sur place et passa un coup de téléphone sans me donner la moindre explication. Après 10 minutes d’attente durant lesquelles, il resta constamment dans mon dos à me fixer, je lui demanda de bien vouloir s’assoir à côté de moi afin de soulager mon inquiétude. Sans la moindre hésitation, il me répondit « Quoi t’as peur ? Ne t’inquiètes pas, je ne compte pas me salir les mains avec quelqu’un de ton espèce !! ». Finalement, un coup de téléphone sonna la fin de cette longue attente et il reçu l’ordre de me laisser partir mais avant cela, il prit une photo de moi. Quelques jours après, j’appris qu’il s’agissait du père du garde chasse et que ça ne lui donnait aucun droit de me donner des ordres. Cette expérience me marquera à vie étant donné la manière dont cette personne m’a traité alors que je n’étais qu’un enfant. »


Un sanglier défiguré par une balle

“C’est lors d’une de mes sorties que j’ai été confronté à ce spectacle affligeant. Ce sanglier blessé qui tentait de manger avec une seule mâchoire, on parlera de dégâts collatéraux. 

J’ai été également sidéré en apprenant que le propriétaire de la chasse de ma région avait obtenu une dérogation (avec ses fils), lors du confinement, pour revenir dans sa deuxième résidence, pour chasser à l’arc pendant la période du pirsch (tout le mois de mai).

Alors qu’un ancien garde forestier de mon village atteste, vivant sur place depuis plusieurs décennies, que la population de cervidés est en train de fondre… Les méthodes de recensement actuelles étant caduques (les animaux circulant, on les comprend) et reconnues d’ailleurs comme telles, les effectifs sont souvent majorés, c’est en tout cas ce qu’affirme le garde-chasse. Chacun se renvoyant la responsabilité des plans de tir sur l’autre.

Bravo pour votre initiative.”


Un renard mordu par des chiens

“Voici une photos prise pendant l’hiver 2019.
Un pauvre renard que j’ai retrouvé mort avec de grosses morsures dans le cou, le lendemain d’un dimanche de chasse.”


Un ornithologue membre de Natagora a fait une macabre découverte

24 AOÛT 2018 – Treize rapaces ont été trouvés à l’état de cadavres sur la plaine de Givry, au sud de Mons. Six busards des roseaux, cinq buses variables et deux faucons crécerelles faisaient partie du lot. De tels rapaces sont pourtant strictement protégés par la loi. Rappelons qu’il est interdit de les capturer, mettre à mort ou commercialiser, quelle que soit la méthode employée (tir, poison, pièges, etc …). Si l’enquête confirme qu’ils sont bien truffés de plombs, la loi n’aura donc pu les protéger contre les agissements coupables de certains chasseurs ou gardes-chasse qui se croient au dessus des lois !!!  

C’est un véritable crime contre la Nature, quels qu’en soient les auteurs. »

PS: Nos investigations de terrain nous ont appris que le tireur a bien été identifié par ses voisins chasseurs, mais que le dossier semble s’être … perdu en route malgré des plaintes conjointes de plusieurs associations de défense de la Nature  !


Exemples supplémentaires :

https://www.iew.be/des-techniques-de-chasse-innovantes/

https://www.iew.be/chasse-de-l-obsession-du-nombre-a-la-quete-du-sens-4410/