Voter pour une chasse plus durable en Wallonie : Les réponses de DéFI

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Le collectif Stop Dérives Chasse a envoyé 15 propositions aux partis politiques wallons. Découvrez ci-dessous les réponses détaillées de DéFi.

Soutiendrez-vous une réduction des densités de cervidés pour restaurer la biodiversité et l’équilibre forêt - faune sauvage (avec pour objectif la régénération naturelle des essences les plus appétées par le gibier) ?

Dans les forêts en surpopulation de grands gibiers : mettre en pratique de manière plus intensive la chasse par affût sur miradors. Cette pratique ne nécessite pas de protéger les plantations par des clôtures coûteuses. Elle est aussi plus éthique et écologique, et peut être combinée avec un système de licence.

Dans le contexte de la surpopulation des sangliers causant de nombreux dégâts à l’agriculture et dans les zones plus urbaines, défendrez-vous un plan régional de réduction drastique des densités de sangliers pour la prochaine législature, avec un objectif de réduction de 80% du cheptel sur pied évalué sur base des prélèvements de la saison 2023/2024, et, ce, avec un monitoring transparent ?

Intensifier la lutte contre la surpopulation des sangliers qui constituent une menace pour les cultures, la biodiversité et qui sont source de troubles de voisinage.

Serez-vous favorables à un monitoring obligatoire et fiable des tirs de prélèvement quantitatif et qualitatif de toutes les espèces de gibiers, par territoire de chasse, sous le contrôle du DNF et faisant l’objet d’une publication annuelle six mois après la saison de chasse?

Aujourd’hui, le statut de l’animal d’élevage lui offre une protection en termes de bien-être animal, serez-vous prêts à accorder ce même statut à la faune sauvage?

Les questions de biodiversité et de bien-être animal sont intrinsèquement liées. La gestion de la faune sauvage, notamment, doit être abordée au regard de l’écosystème dans son ensemble. Ainsi, il nous semble indispensable de prendre en considération les espèces sauvages, y compris les invertébrés dans le Code wallon du bien-être animal, et de mettre en place un plan d’action spécifique pour les espèces sauvages menacées (exemple : chauves-souris en Région bruxelloise).

Privilégerez-vous les modes de chasse respectant le bien-être animal comme la poussée silencieuse et limitant, dès lors, la souffrance animale ?

Appliquer exclusivement les procédés de capture et de mise à mort qui engendrent le moins de souffrances.

Clarifierez-vous la loi sur la chasse pour interdire explicitement le tir à l’arc du « Grand gibier"?

Soutiendrez-vous la mise en place de structures d’avis réellement multi-acteurs (propriétaires publics et privés, agriculteurs, naturalistes, chasseurs, fonction socio-récréative / tourisme) à une échelle pertinente, les directions du DNF, pour définir en commun et faire valider par l’autorité administrative la gestion voulue collectivement dInve la faune sauvage ouverte à la chasse ?

Depuis l’instauration du Pôle Ruralité*, un certain déséquilibre existe entre les cinq sections (agriculture, agroalimentaire et alimentation ; chasse ; forêt et filière bois ; nature ; pêche), la chasse et la pêche étant toujours surreprésentées.

DéFI est favorable à une représentation plus équilibrée de différentes sections au sein du Pôle Ruralité. Enfin, DéFI souhaite que soient organisées des Assises de la pêche et de la chasse pour dégager des mesures permettant un assainissement éthique de ces pratiques. La gestion de la faune sauvage doit se faire de façon scientifique, documentée, indépendante et transparente, dans le seul intérêt des espèces et de leurs équilibres.

Soutiendrez-vous l’interdiction du nourrissage artificiel du grand gibier ?

Le nourrissage du gibier constitue un problème sensible contribuant à la prolifération du gibier qu’il convient de régler. À titre d’exemple, le nourrissage reste autorisé pour le sanglier au sud du sillon Sambre-et-Meuse tandis qu’il est strictement interdit au nord de ce dernier. Si les chasseurs estiment qu’il est indispensable de les nourrir pour maintenir la population en forêt pour, ainsi, éviter les dégâts aux cultures, cela leur offre un avantage parce qu’ils sont plus aptes à se reproduire ou à passer l’hiver alors que les étés chauds favorisent déjà des glandes nourricières importantes. De plus, si le sanglier a de quoi se nourrir, il va se reproduire davantage. C’est pourquoi DéFI souhaite mettre fin au nourrissage du gibier sur l’ensemble du territoire des Régions bruxelloise et wallonne.

Soutiendrez-vous l’interdiction de la chasse les dimanches et jours fériés ?

Soutiendrez-vous l’intégration des espèces “gibier” rares ou en voie de raréfaction dans la Loi sur la conservation de la nature ?

La sauvegarde des alouettes, cailles, perdrix nécessite des mesures agro-environnementales plus contraignantes et importantes que celles subsidiées à l’heure actuelle. Interdire la chasse pour des espèces rares ou en voie de raréfaction et permettre que la petite faune, notamment celle des milieux agricoles, ne puisse plus faire l’objet de prélèvements autres que dans un but scientifique ;

Revoir la liste des espèces protégées, envahissantes ou de déprédation (animal occasionnant des dégâts), et mettre en place des plans d’actions adéquats pour préserver l’équilibre des écosystèmes et préserver la biodiversité.

Soutiendrez-vous l’interdiction du lâcher de gibier d’élevage ?

La chasse, souvent décriée, doit être vue uniquement comme un outil de régulation de la faune wallonne. DéFI souhaite interdire l’élevage à des fins de chasse récréative de petit et grand gibier. La pratique de la chasse sera strictement encadrée et limitée à des opérations de régulation de la faune.

Soutiendrez-vous l’interdiction de piéger, capturer ou tuer les prédateurs naturels à des fins cynégétiques ?

En Wallonie, il faut revoir le statut “nuisible” du renard, qui régule l’écosystème notamment en se nourrissant presque exclusivement de petits rongeurs : il est un “dératiseur” naturel fort utile et donc est nécessaire à la stabilité des cultures agricoles.

Soutiendrez-vous le transfert du renard et de tous les mustélidés dans la loi sur la conservation de la nature ?

En Wallonie, il faut revoir le statut « nuisible » du renard, qui régule l’écosystème notamment en se nourrissant presque exclusivement de petits rongeurs : il est un « dératiseur » naturel fort utile et donc nécessaire à la stabilité des cultures agricoles.

L’interdiction de l’usage de plomb au profit d’autres alternatives efficaces et disponibles (acier, bismuth, tungstène) dans les cartouches pour armes de chasse à canons lisses sur l’ensemble du territoire ?

La base de la loi sur la chasse, plusieurs fois modifiée, remonte à 1882 et n'intègre ni les questions éthiques, ni la perte de biodiversité, ni les attentes sociétales du XXI° siècle. DéFI s’engage-t-il à refondre complètement cette loi pour l’adapter aux attentes de la société actuelle ?

Limiter et contrôler la chasse à une pratique permettant la régulation de la faune wallonne, y compris les sangliers, et assortir le plan de gestion des espèces envahissantes d’une obligation d’information des promeneurs à charge des chasseurs.

Notre collectif, regroupant plus de 80 associations a pour but de faire évoluer la loi sur la chasse afin qu’elle prenne en compte les diverses sensibilités de la société (bien-être animal, biodiversité, activités socio-récréatives en forêt). 

Associations fondatrices :

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Aidez-nous à mettre fin aux dérives de la chasse en Wallonie !

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Ensemble, engageons-nous pour faire modifier la loi belge dont le fondement datant de 1882 ne tient pas compte des réalités du 21ème siècle en ce qui concerne:

  • la perte dramatique de biodiversité,
  • le bien-être animal,
  • les aspirations sociétales.

Oeuvrons tous ensemble pour enrayer la chute de la biodiversité wallonne en optant pour une meilleure gestion de la faune sauvage.

Chaque année, des centaines de milliers d’animaux meurent du fait de la chasse dont une bonne partie dans d’inutiles et atroces souffrances. Nous ne pouvons plus tolérer cette maltraitance de la faune sauvage.

Exigeons que le gouvernement mette fin aux dérives de la chasse qui déstabilisent l’ensemble des écosystèmes en mettant en oeuvre les dispositions législatives nécessaires pour réformer la chasse en profondeur en la mettant en concordance avec notre époque et les aspirations de la majorité des citoyens qui ne comprend plus que le bien-être animal ne soit pas mieux pris en compte.

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