Méthodologie

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1000 personnes, et est représentatif de la population belge francophone (Wallonie-Bruxelles) de 18 à 65 ans et plus. Un tel échantillon nous permet d’assurer la certitude de nos résultats sous réserve d’une marge de variation de 3,1 %. La représentativité est quant à elle assurée grâce aux quotas croisés, une méthode consistant à affecter à un échantillon une distribution populationnelle similaire à la population source en termes de sexe, d’âge et de province. Ces critères sont aussi bien considérés séparément que conjointement. Par exemple, si les hommes de 18 à 34 ans de la province du Hainaut représentent 4 % de la population Wallonne, il faudra que l’échantillon de 1000 personnes comprenne 40 personnes de cette catégorie.

Opinion vis-à-vis de la chasse

1998 : 68 % des personnes interrogées étaient contre la chasse, ce chiffre a donc encore augmenté en 2019.

Les femmes sont davantage contre que les hommes : 79 % s’insurgent contre cette pratique, alors que les hommes sont 68 % à se prononcer contre.

Seul 1 francophone sur 10 se déclare favorable à la pratique de la chasse, ce qui paraît être un enseignement important à tirer de ce sondage !

Ce résultat est, entre autres, attribuable au manque de sécurité ressenti par les promeneurs. En effet, 70 % des belges francophones pratiquent des activités en extérieur (balades, sports) au moins une fois par mois mais seuls 10 % d’entre eux se sentent réellement en sécurité les jours de chasse !

A la question « Considérez-vous l’animal (domestiqué et à l’état sauvage) comme un être sensible ? » 8 personnes sur 10 ont répondu oui, soit 78% !

Les femmes semblent plus sensibles à la cause animale. En atteste leur plus grande propension à juger la chasse comme étant une pratique cruelle envers les animaux. En outre, près de la moitié des personnes questionnées considèrent que la chasse perturbe la faune et la rend plus farouche. Ces personnes estiment que la chasse est une pratique d’un autre âge, réservée aux plus aisés. Elles soulignent que la chasse n’est pas nécessaire pour se procurer du gibier et pensent que la chasse ne fait pas l’objet de suffisamment de contrôles.

65 % des personnes interrogées sont conscientes du danger que représente le saturnisme (intoxication par le plomb) pour l’environnement. Il faut savoir que chaque année 40 000 tonnes de plomb sont utilisées par les chasseurs et les tireurs sportifs en Europe, ce qui provoque la mort d’au moins 2 millions d’oiseaux (soit par ingestion directe du plomb, soit, pour les rapaces, par ingestion d’une proie contaminée). (*)

Actualisation de la loi sur la chasse

8 personnes sur 10 sont favorables à une actualisation de la loi sur la chasse. Une même proportion se déclare en faveur d’une interdiction de la chasse les dimanches et jours fériés. Cette volonté de modification de la loi concorde avec le constat déjà évoqué qui montre que près d’une personne sur deux considère la chasse comme une pratique archaïque.

Plus précisément, une forte majorité des personnes interrogées souhaite :

•Interdire la chasse des espèces rares ou en voie de raréfaction (91 %)

1998 : 89 % des personnes souhaitaient déjà interdire la chasse de la Bécasse des bois ou encore de la Sarcelle d’hiver

•Instaurer une visite médicale obligatoire pour l’obtention du permis  de chasse (80 %)

•Interdire la chasse avant le lever et après le coucher du soleil (79 %)

•Interdire l’utilisation de pièges par les chasseurs et leurs gardes pour capturer et ensuite tuer les prédateurs naturels (72 %)

1998 : 62 % des personnes sondées affirmaient être contre cette pratique

•Interdire le lâcher du gibier d’élevage pour la chasse (67 %)

1998 : la pratique d’élevage du gibier pour la chasse était déjà condamnée par 76 % des participants

•Interdire les méthodes de chasse comme la « battue à cor et à cris » (65 %)

•Interdire la chasse des espèces qui n’occasionnent pas de dommages aux cultures et aux forêts (61 %)

•N’autoriser que les modes de chasse les plus silencieux qui tuent avec le moins de souffrance (60 %)

•Interdire le nourrissage du grand gibier en dehors des périodes de disette hivernale (52 %)

Tableau comparatif des trois sondages EFFECTUÉS en belgique et en france

Voici les principaux chiffres des enquêtes faites en 1998 et 2018 en Belgique par la LRBPO et celle réalisée par One Voice en France, également en 2018. Comme on peut le constater, les chiffres se tiennent, et donc les avis convergent.